27 juin 2022
Temps de lecture : 5 minutes

Chaque mois, nous décryptons un sujet différent pour vous apporter toutes les informations dont vous avez besoin.

Ce mois-ci, nous nous intéressons à la norme Euro 7.

Est-ce la fin des véhicules thermique à l’horizon 2025 ?

DECRYPTONS LA NORME EURO 7

C’est une nouvelle règlementation établie par l'Union européenne.

Depuis de nombreuses années, l’Europe cherche à réduire de plus en plus les polluants avec des normes toujours plus restrictives. Le but étant de réduire au maximum la pollution de l’air dans l’intérêt de tous.

Celle-ci tente à limiter les polluants de 60 à 90 % et à réguler d’autres produits jusqu'ici tolérés.

Cette norme va impacter les constructeurs de plein fouet.

Revenons un peu en arrière

Pour commercialiser les véhicules en Europe, les constructeurs sont dans l’obligation de respecter des normes anti-pollution et ce depuis plus de 30 ans.

Au fur et à mesure, ces normes antipollution « Euro » évoluent et imposent des limites de plus en plus strictes et à de plus en plus de différents types de polluants.

Quels changements avec la norme Euro 7 ?

Cette nouvelle norme durcit encore un peu plus l’encadrement de l'émission de particules polluantes comme le NOx (oxydes d’azote), monoxyde de carbone (CO), l'hydrocarbure et les particules fines.

Les limites envisagées seraient de 30 mg/km en NOx (Euro6 : 60 en essence et 80 en diesel) et 100 à 300 mg/km en CO (vs 500 et 1000).

Ceci entrera en vigueur dans l'Union Européenne en 2025 et pour homologuer les nouveaux véhicules avec moteur à combustion, les constructeurs automobiles devront se conformer à celle-ci.

Et plus encore, pour être homologués les véhicules devront respecter ces seuils d’émissions dans toutes les conditions.

Le défi est énorme, c’est un développement de nouveaux moteurs.

Impact sur les moteurs thermiques

Les exigences sont telles qu’on se pose des questions quant à la survie des moteurs thermiques.

Est-ce la fin de l’ère de l’essence et du diesel pour certains modèles ? Certaines voitures thermiques pourraient disparaître de l’offre constructeurs.

Certains constructeurs ont d’ailleurs déjà anticipé cette éventualité et ont abandonné le diesel.

La complexité des nouveaux systèmes, des coûts d’investissement, de recherche et de développement afférant au développement de ces nouveaux moteurs vont peut-être nous emmener vers une rationalisation, monter les mêmes systèmes dans davantage de modèles et de marques différentes, ou vers un changement complet de technologie.

Cette norme va-t-elle pousser à une électrification massive du parc ?

La limitation des modèles essence et diesel pour certains modèles vont forcément pousser les nouvelles technologie et l’électrification va s’imposer comme une voie obligatoire.

Les hybridations légères seront peut-être insuffisantes pour certains modèles et il faudra opter pour l’hybride rechargeable, ou carrément adopter le 100 % électrique.

La norme Euro 7 devrait donc favoriser la voiture électrique. Au vu des ventes aujourd’hui et de ces nouvelles contraintes, elle pourrait même devenir majoritaire en Europe en 2030.

Là encore, certains pays mettent une pression supplémentaire aux constructeurs en annonçant la fin des voitures thermiques, dès 2025 en Norvège et dès 2030 au Royaume-Uni.

On annonce 2040 pour la France, ce qui nous laisse un peu plus de temps, bien que le travail semble pourtant avoir déjà bien avancé chez certains.

Mais c’est demain !

Les constructeurs seront-ils tous et fins prêts pour ce nouveau défi …

A propos de l'auteur

Pedro Barata

"Les innovations technologiques automobiles me passionnent"


Fonction

  • Chef de produits Poids lourd et responsable technique


Carrière

  • Plus de 20 ans d'expérience au sein du support technique et chef de produits poids lourd


Sujets de prédilection

  • Les évolutions technologiques automobiles.